BEGIN:VCALENDAR
VERSION:2.0
PRODID:-//Société française de philosophie - ECPv6.15.20//NONSGML v1.0//EN
CALSCALE:GREGORIAN
METHOD:PUBLISH
X-ORIGINAL-URL:https://www.sofrphilo.fr
X-WR-CALDESC:Évènements pour Société française de philosophie
REFRESH-INTERVAL;VALUE=DURATION:PT1H
X-Robots-Tag:noindex
X-PUBLISHED-TTL:PT1H
BEGIN:VTIMEZONE
TZID:Europe/Paris
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20110327T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20111030T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20120325T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20121028T010000
END:STANDARD
BEGIN:DAYLIGHT
TZOFFSETFROM:+0100
TZOFFSETTO:+0200
TZNAME:CEST
DTSTART:20130331T010000
END:DAYLIGHT
BEGIN:STANDARD
TZOFFSETFROM:+0200
TZOFFSETTO:+0100
TZNAME:CET
DTSTART:20131027T010000
END:STANDARD
END:VTIMEZONE
BEGIN:VEVENT
DTSTART;TZID=Europe/Paris:20121117T160000
DTEND;TZID=Europe/Paris:20121117T190000
DTSTAMP:20260411T174655
CREATED:20150828T084857Z
LAST-MODIFIED:20150919T174315Z
UID:421-1353168000-1353178800@www.sofrphilo.fr
SUMMARY:De l'appropriation à l'inappropriabilité de la Terre (par Yves Charles Zarka)
DESCRIPTION:Yves Charles Zarka\nParler d’inappropriabilité de la Terre peut paraître hautement paradoxal. La Terre n’a-t-elle pas été\, et n’est-elle pas encore\, le lieu par excellence de toutes les tentatives d’appropriation ? Mieux\, le concept de l’acquisition primitive d’une chose n’a-t-il pas pour paradigme l’appropriation de la Terre ou du sol\, « par quoi l’on entend la terre habitable » soulignait Kant. Grotius notait déjà\, dans son De jure belli ac pacis\, que\, contrairement à la mer ou à l’air qui ne peuvent passer en propriété parce qu’ils ne peuvent être bornés ou limités\, à moins d’être enfermés dans un récipient\, la Terre est par définition susceptible de l’être. La propriété est donc originairement celle de la Terre. Mais cette origine de l’acte d’appropriation est loin d’être neutre parce qu’il inclut dans sa définition même l’exclusion d’autrui de la possession ou de l’usage de la même chose. L’élucidation du concept de l’inappropriabilité de la Terre ne relève donc pas d’une question simplement juridique\, ni même de philosophie du droit. Elle suppose l’explicitation des conditions anthropologiques\, économiques\, politiques et même théologiques de la prise de possession individuelle et exclusive de la Terre-sol. L’appropriation de la Terre relève de trois catégories : la propriété\, la conquête et la surexploitation. Ce sont ces trois catégories que nous devons élucider pour rendre compte de ce qu’est l’appropriation de la Terre. La question devient alors : devant toutes ces stratégies d’appropriation\, l’idée d’inappropriabilité ne relève-t-elle pas de l’utopie ? Utopie d’un âge primitif\, totalement perdu de l’humanité\, ou d’un âge ultime\, sans cesse reculé ? Comment penser l’inappropriabilité de la Terre ? Pour cela il faudra changer de niveau\, prendre le virage radical d’une perspective purement philosophique et existentielle\, donc d’un retour non au primitif mais à l’originaire et\, même\, au pré-originaire\, c’est-à-dire à la corrélation fondamentale entre l’homme et la Terre. En venir tout d’abord à une considération phénoménologique de la Terre originaire\, la Terre comme horizon préalable à partir duquel et dans lequel seul peuvent apparaître et se déployer la perception\, le désir\, la volonté\, la pensée. Mais il conviendra de franchir également ce seuil de la phénoménologie qui est celui de la constitution rapportée à un ego. Malgré les apports de la perspective phénoménologique sur la Terre et le corps\, il faudra rompre la prééminence de l’ego\, donc transgresser les limites de la phénoménologie\, sans tomber dans une théorie existentiale dangereuse de l’enracinement\, du lieu ou de la contrée. En deçà de l’expérience rapportée à un ego\, il y a la Terre pré-originaire avant la représentation et la synthèse des représentations\, avant tout partage\, toute appropriation\, Terre vivante des vivants qui fait le tissu même de notre être et de nos manières d’être comme être désirant\, parlant\, pensant et rêvant. C’est à ce niveau que l’inappropriabilité de la Terre pourra être pleinement pensée et corrélativement ce que nous sommes nous-mêmes dans un ensemble plus grand\, celui du monde vivant. \nYves Charles Zarka est professeur à la Sorbonne\, Université Paris Descartes\, chaire de philosophie politique. Il dirige le Centre de philosophie\, d’épistémologie et de politique de l’Université Paris Descartes (PHILéPOL) ainsi que la revue Cités aux PUF. \nVoir la page personnelle de Y.C. Zarka . Attention ! : la conférence a lieu à la Sorbonne amphi Durkheim (entrée rue Cujas) \nBulletin 2012 106 4 \nPartager :\n				Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				E-mail\n			\n				Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				X\n			\n				Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				Facebook\n			\n				Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				LinkedIn\n			\n				Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				Imprimer
URL:https://www.sofrphilo.fr/evenement/de-lappropriation-a-linappropriabilite-de-la-terre/
LOCATION:Sorbonne\, amphi Durkheim (entrée rue Cujas)
CATEGORIES:Conférences
END:VEVENT
END:VCALENDAR