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SUMMARY:"Avant l’épistémologie. La quête prémoderne du savoir parfait" par Robert Pasnau
DESCRIPTION:« Avant l’épistémologie. La quête prémoderne du savoir parfait »\, \nconférence par Robert Pasnau\, professeur à l’université de Boulder\, Colorado \nDe toutes les grandes branches de la philosophie\, l’épistémologie est la plus étrangère à son histoire. Aujourd’hui\, l’étude de la connaissance est l’une des questions fondatrices de la philosophie. Mais il n’en a pas toujours été ainsi – en effet\, pendant de longues périodes\, l’épistémologie (au sens que le terme a en langue anglaise\, qui lui donne pour objet l’étude de la connaissance et de la croyance justifiée) paraît ne pas avoir été du tout une question philosophique importante\, et encore moins fondatrice. Pour expliquer comment elle est devenue une question fondatrice en philosophie\, je décris la formation d’une distinction entre la connaissance et la science – un développement qui a ses origines dans la désintégration de la métaphysique scolastique issue d’Aristote. Cela exige que l’on comprenne le cadre qui a orienté l’épistémologie durant une très grande partie de son histoire. Si cette histoire nous paraît étrange\, c’est que nous avons perdu de vue le projet principal. Le projet qui\, selon moi\, a dominé l’histoire de nos théories sur la connaissance était de définir ce que j’appelle une épistémologie idéalisée. Plutôt que de se fixer comme objectif l’analyse de notre concept de connaissance\, une épistémologie idéalisée aspire\, en premier lieu\, à définir l’idéal épistémique que les êtres humains pourraient espérer atteindre\, et ensuite à repérer les diverses façons dont nous nous écartons souvent de cet idéal.  \nPour l’histoire de l’épistémologie\, le changement crucial s’est produit au début de la modernité quand les grandes figures intellectuelles du XVIIe siècle\, en qui nous voyons désormais des scientifiques\, ont articulé une conception nouvelle\, post-aristotélicienne\, de l’idéal épistémique. Plutôt que de désespérer du succès à la manière sceptique\, ou de se résigner à un simple bénéfice pratique\, ils ont défini un idéal qui renonçait au projet de la compréhension causale fondée sur la saisie des essences\, et le remplaçait par le projet de la précision\, caractérisé en termes mathématiques. La philosophie scolastique du Moyen Âge\, en revanche\, avait essayé d’explorer et d’identifier les formes substantielles et les qualités élémentaires qui fondent le monde naturel. Mais ce faisant\, ces auteurs avaient rendu toute précision impossible\, car ils avaient postulé l’existence d’entités qu’ils étaient incapables de caractériser avec quelque précision que ce soit. Il y a inévitablement un choix à faire entre ces ambitions. S’agit-il de rechercher la précision pour ce qui se trouve près de la surface ? Ou pouvons-nous aspirer aux profondeurs obscures ?  \nSi l’épistémologie – qui durant des siècles n’avait pas été du tout un objet spécifique – est maintenant devenue une question fondatrice de la philosophie\, c’est que nous avons largement suivi la solution de John Locke à ce dilemme\, en nous en remettant à la science quand il s’agit de savoir à quoi ressemble le monde et pourquoi il en va ainsi. Ainsi\, la tendance philosophique dominante depuis trois siècles\, du moins chez les philosophes de langue anglaise\, a été de se concentrer sur les sujets qui relevaient autrefois de la logique dans son sens traditionnel large : l’étude de la connaissance\, de la langue et des modèles d’inférence. Au lieu de la profondeur explicative\, la philosophie a fini par privilégier\, avant tout\, la précision. Pourtant\, il n’est pas trop tard pour nous demander si la philosophie doit céder le pas aux sciences dans la recherche des explications ultimes qui disent pourquoi le monde est tel qu’il est. \nSite web de Robert Pasnau. \nPour les non-adhérents : formulaire de demande d’invitation pour assister à la séance (à remplir et à envoyer en ligne 4 jours avant la séance).  \nPartager :\n				Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				E-mail\n			\n				Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				X\n			\n				Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				Facebook\n			\n				Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				LinkedIn\n			\n				Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)\n				Imprimer
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LOCATION:Université Paris I (Panthéon-Sorbonne)\, salle 1\, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne\, Paris
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