Brèves

Report 38e Congrès ASPLF à 2021

Communiqué du Comité d’organisation du 38e Congrès de l’ASPLF

8 avril 2020

La gravité de la situation sanitaire en Europe et dans le monde, ainsi que les nombreuses incertitudes portant sur les conditions dans lesquelles cette crise prendra fin, conduisent le Comité d’organisation du 38e Congrès de l’Association des Sociétés de Philosophie de Langue Française (La Participation. De l’ontologie aux réseaux sociaux) à reporter celui-ci d’une année.

Dans toute la mesure du possible, celui-ci se tiendra à Paris sur cinq journées de la fin août 2021 avec un thème inchangé.

Les dates en seront précisées dès que possible ainsi que les détails d’organisation afférents.

Un courrier a été envoyé aux participants déjà inscrits.

Voir le site du Congrès « La participation »

Dernières publications

Derniers Bulletins parus  :

« Le monde sans nous. Réflexions sur le réalisme des Modernes » (Philippe Hamou) n° 2019 113 2

« Le monde : norme ou donné? » (Michaël Fœssel) n° 2019 113 1

« Editer Descartes aujourd’hui » (Table ronde) n° 2018 112 4

« Karl Marx penseur de l’émancipation » (Henri Pena-Ruiz) n° 2018 112 3

 

Revue de métaphysique et de morale dernier numéro paru :

« Rite et voix dans la philosophie antique » 2019/3 n° 103

 

 

Hommage à Christiane Menasseyre du 16 novembre 2019

Le 16 novembre 2019, la séance de la Société a été ouverte par un bref hommage à Christiane Menasseyre.

Présentation par Denis Kambouchner

Christiane Menasseyre est décédée le 29 juillet dernier d’un malaise cardiaque. Inspectrice générale honoraire de philosophie, doyenne honoraire du groupe de philosophie, elle avait assuré durant de longues années le secrétariat général de la Société française de philosophie, particulièrement auprès de notre président d’honneur Bernard Bourgeois. Lourde tâche dont elle s’acquittait avec le très grand soin qu’elle apportait à toutes choses, nonobstant par ailleurs de très importantes responsabilités institutionnelles. Nous la revoyons tous ici même il y a quelques mois, irréductiblement fidèle et présente malgré les grandes épreuves familiales et les soucis de santé qu’elle avait traversés. Nous saluons parmi nous sa fille Anne-Sophie, elle-même professeur de philosophie.

Comme professeur de classes terminales puis de classes préparatoires, puis comme inspectrice générale, Christiane Menasseyre a formé, conseillé, encouragé, secouru lorsqu’il en était besoin, des générations de professeurs. Au sein de notre société, elle représentait et assumait l’une de ses plus importantes missions, celle d’assurer le lien trop souvent distendu entre les divers corps enseignants de philosophie – professeurs de lycée, de classes préparatoires, enseignants-chercheurs en poste à l’université.

Personnalité exceptionnelle, par son autorité naturelle doublée d’une très grande sollicitude, par sa culture qui n’était pas que classique, par cette passion de la raison qu’exprimaient son action comme sa parole, Christiane Menasseyre n’était pas seulement une figure au sein de ce que nous pouvons appeler l’institution philosophique française : elle incarnait cette institution.

Pour parler d’elle, je donne la parole à Catherine Kintzler, puis à Jacques Doly.

Interventions téléchargeables :

Catherine Kintzler, À la mémoire de Christiane Menasseyre.

Jacques Doly, Hommage à Christiane Menasseyre.

 

 

Sur le projet de réforme du CAPES (déc. 2019)

Communiqué sur le projet de réforme du CAPES
6 décembre 2019

Le Bureau de la Société Française de Philosophie a pris connaissance avec inquiétude et consternation du projet de réforme du CAPES actuellement prévue pour la session 2022.

Ce projet articule étroitement les épreuves du CAPES à un master MEEF(1) rénové, dont la structure n’est pas actuellement précisée. La vérification des compétences académiques (disciplinaires) ne ferait plus l’objet que d’une épreuve écrite sur deux, et, pour partie, d’une épreuve orale sur deux. La seconde épreuve écrite serait consacrée à la présentation d’une séquence d’enseignement, la seconde épreuve orale à un entretien à caractère professionnel fortement axé sur la déontologie.

Ce dispositif appelle plusieurs remarques :

1. La maîtrise réelle des savoirs à enseigner est destinée à demeurer la condition première de tout enseignement efficace. Sa vérification exige des épreuves diversifiées, faisant suite à une préparation longue et intensive. Diminuer nettement le poids des épreuves relatives à ces savoirs dans le dispositif de recrutement reviendrait à compromettre l’investissement des candidats dans la préparation correspondante, ce qui ne pourrait manquer de retentir sur la qualité des enseignements.

2. En philosophie comme dans d’autres disciplines, de nombreux étudiants se présentent au CAPES sur la base d’un master préparé dans les départements universitaires. Or, ces épreuves à caractère professionnel n’auront de sens que pour des candidats ayant suivi la formation théorique et pratique dispensée dans le cadre des INSPÉ. Les candidatures au CAPES ne pouvant légalement être subordonnées à l’inscription dans un master MEEF, le dispositif proposé apparaît inadapté.

3. L’épreuve écrite à caractère professionnel est présentée de manière particulièrement navrante, comme exercice de sélection et de commentaire de ressources disponibles en ligne. Toute activité pédagogique est ainsi implicitement ramenée à « l’exploitation » de telles ressources, au mépris de ce qui constitue l’essentiel des tâches formatrices dans des matières telles que les mathématiques, les lettres ou la philosophie, comme dans nombre d’arts et techniques. La maîtrise par les professeurs de leur propre enseignement, en philosophie (où les nouveaux programmes rappellent qu’ils sont « les auteurs de leurs cours ») comme ailleurs, est directement incompatible avec cette évolution.

À l’évidence, la formation initiale et les dispositifs de recrutement et d’accompagnement des futurs professeurs du second degré sont à perfectionner. L’attractivité du métier d’enseignant doit être renforcée. Des remèdes doivent être trouvés à la crise du recrutement, très aiguë dans certaines matières. En l’état, le dispositif proposé n’apportera aucune réelle amélioration. Il apparaît plutôt de nature à préparer, sous couvert de professionnalisation de la fonction enseignante, sa déqualification généralisée.

La Société française de philosophie demande que ce dispositif soit profondément revu et que soit organisée sur l’ensemble de ces questions une discussion réellement ouverte.

1 – MEEF : métiers de l’éducation, de l’enseignement et de la formation.

Télécharger le communiqué en pdf.

Hommage à Didier Deleule du 25 mai 2019

Le 25 mai 2019, en ouverture de séance, la Société a rendu un hommage amical à son président, notre ami Didier Deleule décédé le 6 février 2019.

Ont pris la parole : Anne Baudart, Bernard Bourgeois, Laurent Jaffro, Catherine Kintzler, Eléonore Le Jallé.

Les textes des interventions sont téléchargeables :

On peut lire aussi, publiée en ligne le 15 février, une brève biographie de Didier Deleule par Emmanuel Picavet.

Christiane Menasseyre

La Société française de philosophie, son président, les membres du bureau,
ont la grande tristesse d’annoncer le décès de leur ancienne secrétaire générale et amie
Christiane MENASSEYRE
Inspectrice générale honoraire de l’Éducation nationale,
survenu le 29 juillet 2019.
Ils s’associent à la douleur de sa famille.

On lira un très bel hommage par Jean-Paul Jouary mis en ligne sur le site de Libération le 2 août.

Programme des conférences 2019-2020

Programme des conférences régulières 2019-2020

16 novembre 2019 : Anouk Barberousse (Sorbonne université) « Quelle place pour les données dans le raisonnement scientifique ?« 

18 janvier 2020 : Robert Pasnau (Univ. du Colorado) « Avant l’épistémologie. La quête prémoderne du savoir parfait« 

21 mars 2020 : Bruno Karsenti (EHESS) « Religion, politique et idéologie. Un regard de philosophie des sciences sociales »

23 mai 2020 : Souleymane Bachir Diagne (Columbia) « De l’universalisme »

Sur l’avenir de la philosophie et de la sociologie dans les universités brésiliennes

Sur l’avenir de la philosophie et de la sociologie
dans les universités brésiliennes

Le 6 mai 2019

La Société Française de Philosophie exprime sa très grande préoccupation à l’annonce des récentes déclarations du Président de la République du Brésil et du Ministre brésilien de l’Éducation, concernant l’enseignement de la philosophie et de la sociologie dans les universités fédérales brésiliennes.

Le projet de réduire drastiquement le financement public pour ces domaines de l’enseignement et de la recherche part d’un principe contraire à l’expérience en réduisant l’utilité sociale des savoirs à un rapide retour sur investissement. Contre toute tradition, il oppose entre elles les disciplines universitaires en affichant une priorité pour la formation des vétérinaires, des médecins et des ingénieurs.

Les départements de philosophie et de sociologie des universités brésiliennes sont des institutions particulièrement vivantes, dynamiques, et productives, tant sur le plan de la recherche que sur celui de l’enseignement. Elles sont reconnues dans le monde entier et particulièrement bien intégrées à la vie académique internationale. La coopération universitaire franco-brésilienne en philosophie a de fort longue date constitué un important axe d’échanges pour nos deux pays. De nombreux projets de recherche et programmes de formation communs ont été développés. Avec les mesures qui s’annoncent, cette ouverture et cette coopération internationale seraient gravement compromises.

En outre, l’annonce d’une brusque diminution du budget des universités fédérales, assortie d’une mise en cause de la qualité des activités d’enseignement et de recherches qui s’y mènent, ne fait que renforcer l’inquiétude de la communauté académique internationale.

Au nom de la conception libérale de l’enseignement et de la recherche qui a toujours fait l’honneur des universités partout dans le monde, au nom de la tradition de coopération franco-brésilienne dans le domaine universitaire, la Société Française de Philosophie se joint à toutes les voix qui, au Brésil comme hors de ses frontières, appellent le gouvernement brésilien à revenir sur ces décisions funestes.

Télécharger le texte en pdf.

38e Congrès de l’ASPLF 2020 organisé par la Société française de philosophie

Ainsi qu’une Lettre d’info l’a annoncé à nos adhérents début novembre 2018, l’assemblée générale de l’ASPLF (Association des Sociétés de philosophie de langue française), lors de son Assemblée générale tenue à Rio de Janeiro en mars 2018, a désigné la Société française de philosophie pour organiser son prochain Congrès bisannuel.

Le Congrès aura lieu du 25 au 29 août 2020 à Paris (EHESS) sur le thème « La participation. De l’ontologie aux réseaux sociaux ».

Le site internet spécialement dédié au Congrès avec les renseignements, appels à communications et inscriptions est ouvert.

Télécharger la notice n°1 en pdf

 

Didier Deleule

Notre ami Didier Deleule, président de la Société française de philosophie de 2009 à 2018, nous a quittés le 6 février 2019. Un hommage lui sera rendu lors de la séance du 25 mai 2019 et la Société organisera ultérieurement une séance consacrée à son œuvre. Les textes seront publiés.

Lire la biographie de Didier Deleule par Emmanuel Picavet.

Bilan parutions RMM 2017-2018

7 numéros de la Revue de métaphysique et de morale ont été publiés pendant l’année 2017-2018 :

  • 2017 2 Varia
  • 2017 3 La Phénoménologie de Jan Patocka
  • 2017 4 Theodor Lipps (1)
  • 2018 1 Theodor Lipps (2)
  • 2018 2 Théâtre et philosophie
  • 2018 3 Varia
  • 2018 4 Karl Marx

On trouve les sommaires détaillés sur le site des PUF, ainsi que sur le site Cairn, où les articles sont accessibles en texte intégral.

 

AG extraordinaire et CA du 19 janvier 2019

L’AG extraordinaire des membres sociétaires du 19 janvier 2019 a procédé à l’élection définitive du nouveau membre du CA à la suite du décès subit de Gérard Jorland.
L’AG a élu Laurent Jaffro, confirmant ainsi le choix transitoire du CA réuni le 17 novembre 2018.

 

A la suite de cette élection, le CA s’est réuni afin de procéder à l’élection de deux membres du bureau.

On été élus :

Président : Denis Kambouchner

Trésorier : Laurent Jaffro

Les mandats du CA et du bureau expireront comme prévu en 2022 (Article 5 des statuts).

Télécharger le texte intégral du PV :

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