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n°2019 113 4Quelle place pour les données dans le raisonnement scientifique ?

Séance du 16 novembre 2019
Exposé : Anouk Barberousse
Discussion : Georges Chapouthier, Laurent Jaffro, Denis Kambouchner, Catherine Kintzler, Jean-Louis Masnou, Claude Maury, Emmanuel Picavet, Sophie Roux.
Voir résumé et photo à la rubrique Conférences.
Édité par Vrin.

n°2019 113 3Matérialisme et métaphysique : Diderot, Maupertuis, Dom Deschamps

Séance du 25 mai 2019
Exposé : Annie Ibrahim
Discussion : Jean-Charles Augendre, Christophe Calame, Sylvie Coirault-Neuburger, Patrice Henriot, Laurent Jaffro, Denis Kambouchner, Eléonore Le Jallé, Jacques Nadal, Alexis Tétreault.
Voir résumé et photo à la rubrique Conférences.

Hommages à Didier Deleule (1re partie de la séance)
Anne Baudart, Bernard Bourgeois, Laurent Jaffro, Catherine Kintzler, Eléonore Le Jallé, Emmanuel Picavet.

Edité par Vrin.

Dernières publications

Derniers Bulletins parus  :

« Quelle place pour les données dans le raisonnement scientifique ? » (Anouk Barberousse) n° 2019 113 4.

« Matérialisme et métaphysique : Diderot, Maupertuis, Dom Deschamps » (Annie Ibrahim)
« Hommages à Didier Deleule » n° 2019 113 3.

« Le monde sans nous. Réflexions sur le réalisme des Modernes » (Philippe Hamou) n° 2019 113 2.

« Le monde : norme ou donné? » (Michaël Fœssel) n° 2019 113 1.

 

Revue de métaphysique et de morale dernier numéro paru :

« Charles Taylor » 2020/4 – 108

 

 

Jean-Marc Gabaude (par Anne Baudart)

[Texte lu à l’ouverture de la séance du 3 octobre 2020]

Jean-Marc Gabaude, notre collègue et ami, nous a quittés le 22 juillet 2020 à l’âge de 92 ans. Les épreuves de santé subies par lui au cours des dernières années ont mis au jour un courage d’exception et une volonté de ne pas se laisser vaincre par elles.

En juillet 2019, le philosophe faisait parvenir à ses amis un fascicule de 73 pages de type testamentaire : Philosophie grecque, moments historiques, aux Éditions universitaires du Sud. Il y livrait, en condensé, les axes de sa philosophie et de son existence de philosophe. Rendant un vif et long hommage au « moment socratique », il aimait convoquer un de ses deux maîtres1, Évanghelos Moutsopoulos et sa philosophie de la kairicité. « N’est-il pas beau et bon de clore son exister par une ouverture kairique ? Mort kairique, en kairô. Tel sera notre explicit2 ». Socrate en représentait à coup sûr une figure exemplaire. Le kairos, ce moment crucial, fugace, original et unique, investi de passé et d’avenir ne doit pas être manqué. Jean-Marc Gabaude s’est exercé, au long des jours, à l’accomplissement réussi de ce moment, dans ses diverses occurrences, dont l’ultime.

Dans ses ultima verba, justement, notre collègue et ami professe un art de vivre « stoïco-épicurien », rendant une sorte de culte à ce qui seul vaut, le présent, offrande gratuite de la Nature, quelle qu’en soit la teneur, heureuse ou non. La notion de Dieu lui semble « vide de sens », mais il respecte et ne combat pas ceux qui s’y réfèrent authentiquement. Les deux valeurs primordiales, à ses yeux, philia kai agapê, ont été actualisées par lui, continûment, dans l’existence comme dans les travaux universitaires, ou les responsabilités institutionnelles qui furent siennes. Professeur à l’Université de Toulouse, doyen de la faculté de philosophie de cette même université, il fut aussi président de la Société toulousaine de philosophie et ne négligea pas ce qui touche à la scolarisation et aux recherches et pratiques éducatives. On lui doit, par exemple, Philosophie de la scolarisation, des années 1880 aux années 19803.

Il laisse de nombreuses œuvres comme Le jeune Marx et le matérialisme antique (1970), Jean Jaurès philosophe (2000), Pour la philosophie grecque (2005), qui lui valut une distinction de l’Académie des sciences morales et politiques, le prix Victor Cousin. Un demi-siècle de philosophie en langue française (1937-1990), retraçant l’historique de l’Association des philosophies de langue française (A.S.P.L.F.) pour l’Université de Laval, lui valut également une distinction de la même Académie, le prix Claude Berthault en 1992. La liste de ses ouvrages est loin d’être exhaustive. Elle se veut soulignement de traits porteurs d’une ouverture d’esprit et d’une curiosité historienne féconde et rigoureuse. Le philosophe acceptera, en1987, sur les instances du président canadien Venant Cauchy (1980-1988), de devenir l’historiographe de l’A.S.P.L.F., lors du Colloque commémorant le cinquantenaire de l’Association à Paris, à la Sorbonne.

En effet, dès 1937, date du IXe Congrès international dédié à Descartes, l’idée germa, sur les instances de Léon Brunschvicg – président de la Société française de philosophie, et de son secrétaire général, de 1901 à 1937, André Lalande, puis de son successeur, Charles Serrus -, de regrouper la dizaine de sociétés de philosophie dispersées dans le monde en une Association internationale qui deviendra l’A.S.P.L.F. Un « Comité permanent de liaison des sociétés françaises de philosophie » se forma en août 1937. Gaston Berger fut sollicité pour en devenir le premier président (1937-1960).

Jean-Marc Gabaude, dans la lignée de ces fondateurs, continuera de diffuser leur esprit en se faisant l’artisan vivant du « lien d’amitié », socle originel de l’Association. Il aime à rappeler combien « Gaston Berger et ses amis ont voulu créer et maintenir un climat fraternel de compréhension et de « réciprocité des consciences », à travers le pluralisme souhaité des tendances, des options, des méthodes4 ». Il souligne les vertus de « l’éthique pédagogique » inhérente à l’institutionnalisation minimale des premières Sociétés de philosophie de langue française.

Lors du XIIIe Congrès de 1966, à Genève, le président Fernand Brunner (1969-1980) valorise cet axe éthique dont Jean-Marc Gabaude fait une pièce maîtresse du présent et de l’avenir de l’ASPLF :

« Notre Association n’a eu, jusqu’ici, aucune réalité en soi ni aucun caractère officiel […]. Elle est le lien d’amitié qui rattache les sociétés de philosophie de langue française les unes aux autres, lien que chaque société à tour de rôle, rend manifeste en organisant un congrès dont elle prend la responsabilité intellectuelle et matérielle.

Telle est l’Association que Gaston Berger a voulu fonder sur la confiance plutôt que sur les procédures juridiques et financières, l’Association que Georges Bastide a conservée ensuite diligemment5…».

Les Congrès organisés par les diverses Sociétés de philosophie de langue française attestent encore de nos jours ce « lien d’amitié » vécu dans la rencontre et le dialogue de philosophes d’horizons différents. Jean-Marc Gabaude, historiographe « perpétuel » de l’A.S.P.L.F., comme il aimait à se définir, s’est voulu le passeur inlassable de l’esprit des fondateurs du début du siècle dernier. Il est à ce titre, un des piliers vivants de nos institutions et de leurs manifestations intellectuelles.

Notes

1 L’autre, Georges Bastide, président de l’ASPLF de 1960 à 1969, qui avait lui-même écrit Le moment historique de Socrate, Paris, Alcan, 1939, fut professeur à l’Université de Toulouse et le directeur de thèse de Jean-Marc Gabaude : Liberté et raison : la liberté cartésienne et sa réfraction chez Spinoza et Leibniz (1970-1974).

2 Jean-Marc Gabaude, Philosophie grecque, Moments historiques, Éditions universitaires du Sud, 2019, p.30.

3 Jean-Marc Gabaude, Philosophie de la scolarisation, des années 1880 aux années 1980, Publications de l’Université de Toulouse-Le Mirail, Coll. « Amphi 7 », diffusion : Éditions universitaires du Sud.

4 Jean-Marc Gabaude, Philosopher en langue française (1900-2012), historique de l’Association internationale des Sociétés de Philosophie de Langue française (ASPLF), Éditions universitaires du Sud, 2012. L’ouvrage complète la première édition parue en 1990, Un demi-siècle de philosophie en langue française (1937-1990).

5 Ibid, p. 161-162.

Religion, politique et idéologie. Un regard de philosophie des sciences sociales (par Bruno Karsenti)

« Religion, politique et idéologie.  Un regard de philosophie des sciences sociales »
Conférence du 3 octobre 2020 par Bruno Karsenti, directeur d’études à l’EHESS.

Bruno Karsenti

Religion et politique sont entrées dans de nouveaux rapports, qu’on n’attendait pas : des rapports de dépacification, voire de guerre civile, qui exigent de notre part un auto-examen sans concession et une interrogation sur ce que nous avons manqué. Sur ce plan, ce qui est exigé de nous, c’est que nous reconsidérions la thèse majeure de la séparation moderne du politique et du religieux. On adoptera une démarche de philosophie des sciences sociales pour affronter cette question. Cette démarche se pose en alternative au récit canonique de la philosophie politique moderne qui, précisément, entérine et considère pour acquise la grande séparation. Elle permet d’aborder les religions, dans leurs formes singulières et irréductibles, en relation à la constitution des idéologies qui structurent la modernité politique. La philosophie des sciences sociales, en effet, se définit par un lien intrinsèque à la sociologie des idéologies, exemplairement pratiquée par Karl Mannheim et Norbert Elias. Mais elle est aussi en mesure, pour cette raison même, de définir le point par lequel les religions se distinguent des idéologies. Ce point tient, non au fait que, ramenées à leur supposée pureté, elles ne seraient pas politiques, et par conséquent toujours déjà disposées à la grande séparation, mais au fait qu’elles le sont essentiellement et le demeurent chacune à leur manière, quoiqu’en un sens spécifique qui exige d’être caractérisé. On tâchera, dans cette conférence, d’user de cette méthode discriminante pour se doter d’un meilleur aiguillon dans cette zone particulièrement tourmentée de notre condition actuelle.

Voir la page web de Bruno Karsenti sur le site de l’EHESS.

 

Report 38e Congrès ASPLF à 2021

Communiqué du Comité d’organisation du 38e Congrès de l’ASPLF

8 avril 2020

La gravité de la situation sanitaire en Europe et dans le monde, ainsi que les nombreuses incertitudes portant sur les conditions dans lesquelles cette crise prendra fin, conduisent le Comité d’organisation du 38e Congrès de l’Association des Sociétés de Philosophie de Langue Française (La Participation. De l’ontologie aux réseaux sociaux) à reporter celui-ci d’une année.

Dans toute la mesure du possible, celui-ci se tiendra à Paris sur cinq journées de la fin août 2021 avec un thème inchangé.

Les dates en seront précisées dès que possible ainsi que les détails d’organisation afférents.

Un courrier a été envoyé aux participants déjà inscrits.

Voir le site du Congrès « La participation »

« Avant l’épistémologie. La quête prémoderne du savoir parfait » (par Robert Pasnau)

« Avant l’épistémologie. La quête prémoderne du savoir parfait »,
conférence du 18 janvier 2020 par Robert Pasnau, professeur à l’université de Boulder, Colorado.

De toutes les grandes branches de la philosophie, l’épistémologie est la plus étrangère à son histoire. Aujourd’hui, l’étude de la connaissance est l’une des questions fondatrices de la philosophie. Mais il n’en a pas toujours été ainsi – en effet, pendant de longues périodes, l’épistémologie (au sens que le terme a en langue anglaise, qui lui donne pour objet l’étude de la connaissance et de la croyance justifiée) paraît ne pas avoir été

Robert Pasnau

du tout une question philosophique importante, et encore moins fondatrice. Pour expliquer comment elle est devenue une question fondatrice en philosophie, je décris la formation d’une distinction entre la connaissance et la science – un développement qui a ses origines dans la désintégration de la métaphysique scolastique issue d’Aristote. Cela exige que l’on comprenne le cadre qui a orienté l’épistémologie durant une très grande partie de son histoire. Si cette histoire nous paraît étrange, c’est que nous avons perdu de vue le projet principal. Le projet qui, selon moi, a dominé l’histoire de nos théories sur la connaissance était de définir ce que j’appelle une épistémologie idéalisée. Plutôt que de se fixer comme objectif l’analyse de notre concept de connaissance, une épistémologie idéalisée aspire, en premier lieu, à définir l’idéal épistémique que les êtres humains pourraient espérer atteindre, et ensuite à repérer les diverses façons dont nous nous écartons souvent de cet idéal.

Pour l’histoire de l’épistémologie, le changement crucial s’est produit au début de la modernité quand les grandes figures intellectuelles du XVIIe siècle, en qui nous voyons désormais des scientifiques, ont articulé une conception nouvelle, post-aristotélicienne, de l’idéal épistémique. Plutôt que de désespérer du succès à la manière sceptique, ou de se résigner à un simple bénéfice pratique, ils ont défini un idéal qui renonçait au projet de la compréhension causale fondée sur la saisie des essences, et le remplaçait par le projet de la précision, caractérisé en termes mathématiques. La philosophie scolastique du Moyen Âge, en revanche, avait essayé d’explorer et d’identifier les formes substantielles et les qualités élémentaires qui fondent le monde naturel. Mais ce faisant, ces auteurs avaient rendu toute précision impossible, car ils avaient postulé l’existence d’entités qu’ils étaient incapables de caractériser avec quelque précision que ce soit. Il y a inévitablement un choix à faire entre ces ambitions. S’agit-il de rechercher la précision pour ce qui se trouve près de la surface ? Ou pouvons-nous aspirer aux profondeurs obscures ?

Si l’épistémologie – qui durant des siècles n’avait pas été du tout un objet spécifique – est maintenant devenue une question fondatrice de la philosophie, c’est que nous avons largement suivi la solution de John Locke à ce dilemme, en nous en remettant à la science quand il s’agit de savoir à quoi ressemble le monde et pourquoi il en va ainsi. Ainsi, la tendance philosophique dominante depuis trois siècles, du moins chez les philosophes de langue anglaise, a été de se concentrer sur les sujets qui relevaient autrefois de la logique dans son sens traditionnel large : l’étude de la connaissance, de la langue et des modèles d’inférence. Au lieu de la profondeur explicative, la philosophie a fini par privilégier, avant tout, la précision. Pourtant, il n’est pas trop tard pour nous demander si la philosophie doit céder le pas aux sciences dans la recherche des explications ultimes qui disent pourquoi le monde est tel qu’il est.

Robert Pasnau est résident de l’Institut d’Etudes avancées de Paris en 2019-2020.

Site web de Robert Pasnau.

n°2018 112 4Editer Descartes aujourd’hui. Table ronde

Séance du 17 novembre 2018
Exposés : Michelle Beyssade, Frédéric de Buzon, Denis Kambouchner, Emanuela Scribano.
Discussion : Marc Bedjaï, Philippe Casadebaig, Françoise Coursaget, Françoise Pochon-Wesolek.
Voir le résumé et les photos à la rubrique Conférences
Edité par Vrin

Hommage à Didier Deleule du 25 mai 2019

Le 25 mai 2019, en ouverture de séance, la Société a rendu un hommage amical à son président, notre ami Didier Deleule décédé le 6 février 2019.

Ont pris la parole : Anne Baudart, Bernard Bourgeois, Laurent Jaffro, Catherine Kintzler, Eléonore Le Jallé.

Les textes des interventions sont téléchargeables :

On peut lire aussi, publiée en ligne le 15 février, une brève biographie de Didier Deleule par Emmanuel Picavet.

Christiane Menasseyre

La Société française de philosophie, son président, les membres du bureau,
ont la grande tristesse d’annoncer le décès de leur ancienne secrétaire générale et amie
Christiane MENASSEYRE
Inspectrice générale honoraire de l’Éducation nationale,
survenu le 29 juillet 2019.
Ils s’associent à la douleur de sa famille.

On lira un très bel hommage par Jean-Paul Jouary mis en ligne sur le site de Libération le 2 août.

Sur l’avenir de la philosophie et de la sociologie dans les universités brésiliennes

Sur l’avenir de la philosophie et de la sociologie
dans les universités brésiliennes

Le 6 mai 2019

La Société Française de Philosophie exprime sa très grande préoccupation à l’annonce des récentes déclarations du Président de la République du Brésil et du Ministre brésilien de l’Éducation, concernant l’enseignement de la philosophie et de la sociologie dans les universités fédérales brésiliennes.

Le projet de réduire drastiquement le financement public pour ces domaines de l’enseignement et de la recherche part d’un principe contraire à l’expérience en réduisant l’utilité sociale des savoirs à un rapide retour sur investissement. Contre toute tradition, il oppose entre elles les disciplines universitaires en affichant une priorité pour la formation des vétérinaires, des médecins et des ingénieurs.

Les départements de philosophie et de sociologie des universités brésiliennes sont des institutions particulièrement vivantes, dynamiques, et productives, tant sur le plan de la recherche que sur celui de l’enseignement. Elles sont reconnues dans le monde entier et particulièrement bien intégrées à la vie académique internationale. La coopération universitaire franco-brésilienne en philosophie a de fort longue date constitué un important axe d’échanges pour nos deux pays. De nombreux projets de recherche et programmes de formation communs ont été développés. Avec les mesures qui s’annoncent, cette ouverture et cette coopération internationale seraient gravement compromises.

En outre, l’annonce d’une brusque diminution du budget des universités fédérales, assortie d’une mise en cause de la qualité des activités d’enseignement et de recherches qui s’y mènent, ne fait que renforcer l’inquiétude de la communauté académique internationale.

Au nom de la conception libérale de l’enseignement et de la recherche qui a toujours fait l’honneur des universités partout dans le monde, au nom de la tradition de coopération franco-brésilienne dans le domaine universitaire, la Société Française de Philosophie se joint à toutes les voix qui, au Brésil comme hors de ses frontières, appellent le gouvernement brésilien à revenir sur ces décisions funestes.

Télécharger le texte en pdf.

Hommage à Charles Galpérine (14 mai Collège de France)

Hommage sera rendu à notre collègue et ami

Charles Galpérine,

professeur émérite de philosophie et d’histoire des sciences à Paris I,
maître de conférences honoraire à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques, membre sociétaire de la Société française de philosophie,

le 14 mai 2019, au Collège de France, amphithéâtre Budé, 16h00-18h00

Renseignements et inscriptions par mél :

emmanuel.gillesdepelichy@nordnet.fr
nathalie.depelichy@nordnet.fr